10 octobre 2010


Exposition personnelle
VU-PAS-VU
du 30 octobre 2010 au 3 avril 2011



27 octobre 2009


SALON DU DESSIN CONTEMPORAIN

Galerie Iconoscope
LORIOT /MELIA
"ALEAS 1"
Dessin lumineux

du 14 au 18 Octobre 2009
Carré Sainte Anne
34000 -Montpellier

16 novembre 2008

PERDU / GAGNE

Festival "PHOTOS ET LEGENDES" à Pantin.
Du 12 au 27 novembre 08

"Détournement de fond" 
Photographie/Installation.
Moyens techniques: Photo imprimée sur bâche perforée (2,50m x 2m),
recouvrant 12 téléviseurs en marche...

"Perdu:
Sous le pavé du pont, il y a la vraie vie du rail: fracas incessants des trains, pétarades et sifflements...
Derrière chaque fenêtre d'immeuble, dans chaque foyer, le broyeur à images crache heure après heure son grossier vacarme...
Gagné:
Mettre tout ce charivari en peinture.
Le fixer à la manière d'un peintre, mais sans les moyens de la peinture.
Retourner les effets cathodiques -et toute leur rhétorique- afin d'en tirer profit: variations colorées, plans successifs (et hystériques), proliférations inépuisable des signes etc...
Enfin, utiliser les mille et un plans-minute de nos téléviseurs au bénéfice d'une seule représentation aux variations infinies et témoigner ainsi de la rumeur du monde, de son tapage! 
Du potin peint à Pantin."

15 septembre 2008

Dans le cadre de la Dégelée Rabelais, nous vous annonçons la prolongation de l'exposition "Imago mundi" jusqu'au 15 Octobre.
Galerie Iconoscope
1, rue du général Maureilhan
MONTPELLIER

27 juin 2008

LA DEGELEE RABELAIS

Dans le cadre de la manifestation
"La dégelée Rabelais",
proposée par le FRAC Montpellier et la Région Languedoc Rousssillon,

LORIOT/MELIA présentent
"LES RENGORGES"
à la Galerie Iconoscope.
1 rue du général Maureilhan
34000 Montpellier
04 67 63 03 84
06 20 36 57 47
email: iconoscope@wanadoo.fr

Du 6 juin au 28 septembre 2008.
Du mardi au samedi de 15h à 19h
Du 15 au 31 août sur rendez-vous.

Histoire des rengorgés

Lors de la traversée obligée d’un grand magasin en période de fête, nos oreilles furent accaparées par d’infimes sons dissidents émergeant du brouhaha général.
La recherche méthodique de ce bruit particulier nous conduisit au rayon des jouets et accessoires de fêtes. Là, un gamin allongé sur le sol manipulait, dans une totale béatitude, des "bâtons éructeurs ", sous le regard courroucé de sa mère.

Dans ce contexte très particulier, pourquoi avons-nous pensé à Rabelais ?
Dans la gueule du dieu-marchandise, n’étions nous pas, comme Alcofrybas –qui n’est autre que l’auteur lui-même- errant dans une bouche géante?
L’histoire précise qu’il se nourrissait de tous les bons morceaux qui passaient dans la gorge du géant et sur lesquels il prélevait ses droits de douane. Donc, à sa manière, face aux monceaux de marchandises nous décidions d’en prélever une infinitésimale partie sous la forme de ces sticks sonores et colorés.
Nous savons que, pour Rabelais, tout est prétexte à la gigantale parole. A preuve, dans Gargantua, ce fantastique recensement de tout ce qui fait l’univers de la taverne (exclamations, jurons etc...)   auquel nous vient l’envie d’ajouter cette exclamation entendue il y a peu dans un bar: «Eh Polo, viens donc baiser une roteuse avec nous!».
Chez Rabelais, donc, tout participe à la grande odyssée de la parole. Tout peut être objet de langage, tout peut devenir épopée, y compris les propos torcheculatifs. Mais revenons à nos bâtons... "dégueuleurs".

Voilà, de fil en aiguille, comment s’enchaîna le travail.
Des sons s’apparentant à des éructations furent obtenus par la mise en rotation de ces bâtonnets roteurs fixés sur une roue motorisée. On pourrait dire les choses ainsi, mimant l’antique lignage du grand Pantagruel :
Et le premier fut le son
Qui engendra la table
Qui engendra les verres
Qui engendra les lèvres
Qui engendra les traces sur les verres
Qui engendra..... l’ouverture de la cavité communiquant avec l’appareil digestif, c’est à dire la bouche, là où agit la langue.

Nous y voilà !  Le véritable géant dans l’œuvre de Rabelais est bien cette langue nouvelle d’une portée infinie. Une géante que l’on nomme  ECRITURE (d’ailleurs cette langue est si grande qu’elle peut même abriter une armée entière).

On apprend aussi en lisant le chapitre 32, qu’au fond de cette gorge de Pantagruel vit toute une populace située au-delà des dents, et dont on sait peu de choses en vertu du fait que la moitié du monde ignore la façon dont vit l’autre moitié, précise l’auteur. Gageons que le langage de ce peuple n’est fait que de rots. Une langue des rots en quelque sorte.
En conclusion, ces éructations ne seraient-elles pas pour ces gens situés de l’autre côté de la barrière  un moyen de montrer leur désapprobation? 

Le fin mot de cette histoire : dans ce pandémonium dédié à la marchandise  –dans ce grand magasin dont nous parlions plus haut-  une voix infime se faisait entendre : c’était celle d’un rengorgé...

31 mai 2008

du 6 juin au 28 septembre 2008 / Iconoscope Montpellier, Hérault

« Comment Pantagruel couvrit toute une armée avec sa langue, et ce que l'auteur vit dans sa bouche » À partir de cette mise en abîme du monde, proposée par Rabelais dans le chapitre 32 de Pantagruel, l’exposition collective présentée à Iconoscope évoque le rapport d’échelle permettant, encore aujourd’hui, de modéliser le monde. Ainsi, de la Renaissance à notre époque contemporaine, de l'invention de l'imprimerie à l'explosion de l'Internet, les langages se spécialisent, la somme et la diffusion des connaissances deviennent telles qu'un seul individu ne peut avoir une vision universelle, et envisager l'homme dans sa globalité. La distanciation par l’humour, la trivialité et la présence d’un être hors normes, le géant, nous permettent de relativiser les connaissances théoriques accumulées depuis la Renaissance. Issu de l’imaginaire collectif, ce géant peut être vu comme la transposition physique de l'immense appétit intellectuel de l'homme d’hier et d’aujourd’hui. Cet être physiologiquement démesuré nous autorise à prendre nos distances avec la somme des savoirs intellectuels en redonnant place au sens. C’est ce passage entre culture savante et culture populaire, monde rationnel et monde imaginaire, espace virtuel et espace réel, qui apparaît dans les oeuvres des artistes choisis, Iconoscope devenant le temps d’une exposition chambre de géant et cabinet de curiosités. S. Guiraud

Michel Blazy, Georges Boulard & Sébastien Vitré, Nina Childress, Détanico/Lain, Julien Discrit, Roland Flexner, Jean-François Fourtou, Véronique Joumard, François Loriot & Chantal Mélia, Didier Trenet…

Commissaire associée: Sylvie Guiraud

exposition ouverte du mardi au samedi de 15h à 19h
du 15 au 31 août sur rendez-vous

  • ouverture vendredi 6 juin 2008 à 15:00
  • exposition du 6 juin au 28 septembre 2008

01 décembre 2007

FESTIVAL ARBRES ET LUMIERES DE GENEVE, 7ème édition / 07-08

..." Pour la septième année consécutive, notre patrimoine arboré est illuminé dans le cadre du "Festival Arbres et Lumières" par des artistes d'art contemporain. Leur défi est de mettre en valeur Genève pendant les fêtes de fin d'année mais aussi de permettre à l'art contemporain de sortir des musées pour se faire connaître auprès de tous..."
Manuel Tornare , conseiller administratif de la ville de Genève. Préface plaquette du Festival
Projet initié par Marie-Eve Knoerle


LORIOT / MELIA
"SIGNES DE VIE"
Installation place de la Madeleine à Genève





Dans le Satiricon de Pétrone se trouve une scène dans laquelle apparaît un squelette d'argent aux articulations mobiles. Cette présence du squelette en pleine ripaille avait pour but de pousser les convives à jouir plus intensément. Ce "squelette des agapes" de l'antiquité est le pendant de la danse macabre du Moyen-âge. De même, au moment de Noël, dans un arbre, une installation de feux tournants multicolores (gyrophares d'engins publics, de voitures de pompiers ou d'ambulances...), ainsi que des adhésifs perforés et quelques loupes projettent sur la façade d'une église une étrange farandole de squelettes...